Evolution du paysage médiatique

Paysage médiatique

2012
Avril
Edipresse, racheté par Tamedia, devient officiellement Tamedia Publications romandes.

Mars
La TSR et la RSR fusionnent définitivement pour devenir la RTS.

2011
Automne
Création de La Couleur des jours, qui paraît 4 fois par an et fait une grande place aux reportages et enquêtes de longue haleine.

Février
Création du bimensuel La Cité, journal humaniste.

2010
Disparition de Genève Hebdo, créé six mois plus tôt en partenariat avec Naxoo, au prix imbattable de un franc. Tous les collaborateurs sont sur le carreau du jour au lendemain. Un fiasco dénoncé par impressum.

2009
Création du journal satirique Vigousse fondé par Thierry Barrigue, Laurent Flutsch, Patrick Nordmann et Roger Jaunin.

Disparition du gratuit d’Edipresse, Le Matin Bleu, qui fusionne avec le gratuit de Tamedia, 20 Minutes. Dix licenciements, cinq dans chacune des rédactions.

2006
Disparition du journal satirique romand Saturne, lancé deux ans et demi auparavant. La faute aux annonceurs, dira sa rédactrice en chef d’alors, Ariane Dayer. Six licenciements dont 5 journalistes.

2003
Hersant étend sa « pénétration du marché romand » en rachetant L’Express, L’Impartial et L’Echo de Rolle pour quelque 25 millions de francs.

2001

Le géant français Hersant rachète La Côte pour environ 9 millions. La relation jusque-là bipolaire des grands groupes de presse romands, Edipresse et Ringier, est bouleversée.

Le Temps supprime 10 emplois. Son supplément week-end, Le Temps de vivre, disparaît. Le cahier de l’actualité scientifique et technologique qui paraît le mardi passe également à la trappe.

L’Express et L’Impartial parachèvent leur restructuration.

Le groupe Saint-Paul (La Liberté) entre dans le capital du Quotidien jurassien à 50%.

Création du gratuit 20 Minuten. C’est Jacques Pilet qui a la dent la plus dure: «La bulle de ces gratuits va éclater un jour ou l'autre. C'est de la fantaisie que ces groupes qui investissent des dizaines de millions (35 pour 20 Minuten en Suisse selon des sources bien informées, guère moins pour Metropol) dans des entreprises farceuses et déficitaires à Zurich, Barcelone ou Buenos Aires.

Côté alémanique

Le paysage médiatique alémanique parachève une grosse mue:

  • regroupement des titres en Thurgovie,
  • emplettes de la Berner Zeitung dans l'Oberland,
  • recomposition complète de la presse quotidienne à l'est du pays, autour du St-Galler Tagblatt et de la Südostschweiz,
  • lancement à Zurich des nouveaux quotidiens gratuits Metropol et 20 Minuten
  • création sur Soleure-Argovie d'un nouveau titre à 200000 exemplaires: la Mittelland Zeitung.

2000
Ringier lance dimanche.ch.

1998
En février, le rédacteur en chef de La Tribune de Genève, Guy Mettan, critique envers la fusion du Nouveau Quotidien et du Journal de Genève, est licencié avec effet immédiat. Ce débarquement provoque des remous.Les rédacteurs de la Tribune exigent des garanties de leur indépendance et dénoncent «l’ogre Edipresse».

Naissance du Temps, contrôlé à 47% par Edipresse.

Au printemps 1998, la Suisse compte:

  • 228 journaux contre 242 fin 1996
  • 82 quotidiens contre 98
  • 85 hebdomadaires contre 82
     

1997
Annonce de la fusion du Nouveau Quotidien et du Journal de Genève (171 ans d’existence).
Septante suppressions de postes, près de cent personnes touchées.

Côté alémanique

Mort du quotidien Die Ostschweiz, 123 ans d’existence et traditionnellement proche du PDC. Il illustre la fin de la presse quotidienne d’opinion.
Il est vendu à son rival de toujours, le St Galler Tagblatt (groupe NZZ) qui récupère plusieurs autres titres régionaux dans son giron.
Création de la Südostschweiz, qui offre un manteau rédactionnel à dix quotidiens glaronais, schwytzois, saint-gallois et grisons, première newsroom.


1994
Le 13 mars, dernière parution de La Suisse. Deux cent cinquante employés sur le carreau. Parmi les 480 personnes qui assuraient la conception, la fabrication et la distribution de La Suisse, 125 ont vu leur emploi garanti suite à l'achat par Edipresse du centre d'impression de Vernier (GE).

Une centaine de personnes - pour la plupart des journalistes ou du personnel administratif qualifié - ont trouvé un autre emploi. Un an plus tard, 250 pointent encore au chômage. Les secteurs du "prépresse" (préparation du journal avant son impression) et de l'imprimerie sont les plus touchés.