Débats

Pas de pub pour rts.ch!
le 29 octobre 2012 | Débats

DébatsMi-septembre 2012, RTS.ch est interdite de publicité... La presse écrite pousse un grand "Ouf!" de soulagement. La SSR crie à l'injustice, vu la diversification inévitable des supports. Et vous, qu'en pensez-vous?

En mai 2011, lors du débat organisé par L'Hebdo sur l'avenir de la presse, on se souvient d'un Pierre Veya, rédacteur en chef du Temps, invectivant quasiment un Gilles Marchand, directeur alors de la TSR, sur le "pillage" de la publicité par l'antenne publique qui se battait alors pour obtenir le droit d'en faire en ligne... 

Le 14 septembre 2012, les autorités ont tranché: la SSR jouit déjà de la redevance publique. Ce sera non pour la pub en ligne. Mais le débat pourrait rebondir dans les années à venir et la SSR pourrait ne pas avoir dit son dernier mot.

Et vous, qu'en pensez-vous?


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Les journalistes n'auront même plus besoin d'aller fouiner à l'Elysée. S'il est élu président, François Hollande convoquera la presse de lui-même tous les six mois et toutes les questions seront permises. C'est ce qu'assure, ce lundi matin, le candidat socialiste à la présidentielle française.

En revanche, s'il veut ouvrir les portes des coulisses à la presse sans restrictions, François Hollande a refusé une interview demandée par le quotidien de droite Le Figaro. "Vous avez lu Le Figaro depuis plusieurs mois?", s'insurge l'élu corrézien. "Je donne des interviews à qui je veux et les titres du Figaro, ils les établissent comme ils l'entendent"."Ce n'est même pas une prise de position c'est une certaine façon, chaque jour, un discrédit, une déconsidération de ce que je suis. Ils en ont parfaitement le droit, c'est la liberté de la presse", dit-il.

François Hollande estime que "Leur liberté (au Figaro) doit être totale, mais la mienne aussi". Est-il compréhensible qu'il envisage la situation sous cet angle-là? Ou, si vous vous mettez dans la peau d'un confrère du Figaro, vous enrageriez face à tant d'insolence?


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Indigné par la Une de la Weltwoche, le journaliste autrichien Klaus Kamolz, 48 ans, porte plainte contre l'hebdomadaire pour «incitation à la haine raciale» contre la communauté rom. L'incitation à la haine est un «délit officiel» en Autriche, a-t-il précisé, revenant sur des informations du Tages Anzeiger et du Bund.
En Suisse, si les Jeunes Verts accusent la couverture d'être «complètement vaseuse», ils se contentent néanmoins d'écrire une lettre ouverte au rédacteur en chef de la Weltwoche, Roger Köppel. L'image suggère que «les Roms sont tous des criminels associaux», dénoncent-ils. En Suisse, c'est une lectrice de Bâle-campagne qui porte plainte pour violation de la norme anti-raciste.

Co-auteur de l'article incriminé et par ailleurs rédacteur en chef adjoint de la Weltwoche, Philipp Gut dit ne pas comprendre l'indignation suscitée par l'image de couverture. Cette photo symbolise «le fait que les bandes roms utilisent leurs enfants à des fins criminelles», oppose-t-il simplement.
Et qu'en pense l'expert des médias? Peter Studer se dit également gêné par le message transmis: il s'agit d'une image à composante raciste, a-t- il estimé sur les ondes de la radio zurichoise Radio 1. Néanmoins, il releve que le reportage est «très bien documenté».

Alors, la Weltwoche a-t-elle franchi les limites? Doit-on monter au créneau comme notre confrère autrichien ou simplement se contenter de signifier poliment notre désapprobation, comme les Jeunes Verts?